
Études de cas
Céline a commencé avec le programme "Next Step" et a décidé de le poursuivre avec le Coaching League.

Céline Phan Kim
Accueillir un deuxième enfant à l’aube de sa restructuration.
“J’ai préparé mon congé maternité, sauvé les meubles et préparé ma rentrée. Tout en protégeant mon corps et mon état psychique.”
Ce qui devait être une année de structuration et de croissance pour Banh Banh est devenu une année de congé maternité, de protection de l’entreprise… et de transformation en profondeur pour Céline.
Car, quelques semaines après le début de son accompagnement : Céline découvre qu’elle attend son deuxième enfant !
Voici son témoignage après 10 mois d’accompagnement, l’arrivée de sa fille et quelques fous rires.
1. Avant l'accompagnement
“Je doutais en permanence que mes choix professionnels m’emmèneraient vers la vie personnelle que je voulais avoir.”
Fatigue, overthinking, doute constant… Quand Céline commence son accompagnement, elle a déjà beaucoup donné à son entreprise. Elle a tout développé seule.
Et à ce stade, elle a construit une très belle marque, fidélisé une clientèle et structuré ses opérations.
Ce qui est déjà énorme, si vous voulez mon avis.
Sauf qu’elle ne se paye pas comme elle le souhaite, se sent très fatiguée et aussi un peu seule. Elle ne voit pas comment sortir de cette impasse.
“J’avais la sensation d’avoir fait tout ce qui était en mon pouvoir… mais les résultats n’étaient pas là.”
Et quand la fatigue arrive et que les résultats ne changent pas, alors le doute s’installe dans le quotidien, jusqu’à devenir immobilisant. C’était le cas pour Céline.
“Je me demandais tout le temps si j’étais vraiment capable de faire ce que j’avais envie de faire. Mais je n’en pouvais plus de réfléchir, de prendre des décisions. J’étais à bout.”
Et c’est donc par ici qu’on a commencé.
2. Le déclic de céline : pourquoi se faire accompagner ?
Le déclic est rarement un moment magique ou de lucidité éclairée. C’est plus souvent un point de saturation qui est atteint.
Pour Céline, ça s’est manifesté par une obsession des chiffres qui n’aboutissait pas à du changement.
“Je ne voyais que l’aspect financier. J’avais tout le temps peur de ne pas avoir assez d’argent et de ne pas pouvoir me payer.”
L’objectif de départ de son accompagnement était de se payer comme elle le veut et de rendre son entreprise durablement rentable.
Mais comme un nouveau petit bébé a décidé d’arriver, Céline a dû reprioriser.
On est donc passées en mode : « opération congé maternité ! »
Ce qui n’est pas une mince affaire car, étant seule dirigeante avec une seule salariée, une trésorerie à flux tendu et un salaire qui ne tombe pas tous les mois, Céline avait beaucoup à préparer pour pouvoir s’absenter de l’entreprise plusieurs mois.
Et pour pouvoir, et vouloir, y revenir !
3. Les changements concrets
Le rapport Temps et Argent
“Je pensais que je devrais plus, en fait aujourd’hui je comprends que je dois juste travailler mieux.”
Céline pensait, comme beaucoup d’entre nous — qui avons grandi en France — que “pour gagner plus, il faut travailler plus”.
C’est une croyance non seulement fausse, mais aussi dangereuse, car elle emmène beaucoup d’entrepreneurs au burn-out.
Surtout dans une situation comme celle de Céline, qui se sentait déjà au maximum de sa capacité d'accueil de charge de travail. Avec cette croyance, plus le sentiment d'avoir la jauge au maximum, Céline se sentait "paralysée, emprisonnée. Et ne voyait plus de porte vers son épanouissement."
Céline a donc requestionné sa posture vis-à-vis de l’argent : son salaire, le potentiel chiffre d’affaires de l’entreprise. Et, par extension, son propre potentiel !
Alors que tant d’entrepreneurs laissent les clients décider pour eux du CA final, Céline a désormais intégré qu’elle avait le choix… sur son CA. “Aujourd’hui, c’est moi qui définis les chiffres que j’ai envie de faire.”
Son nouveau prévisionnel est basé sur les années précédentes. Mais pas d’une façon traditionnelle — “N-1 + 10 %” — mais d’une manière bien plus optimale pour elle, pour qu'elle puisse se concentrer sur ce qui lui fait plaisir et ce que son client a déjà validé.
Nous avons également pris en compte tout ce qui n’avait pas encore été fait : les manques à gagner.
Et c’est sur cette base que nous avons réévalué le potentiel chiffre d’affaires de Banh Banh.
Céline a donc construit un prévisionnel ambitieux, qui fait sens pour elle, la motive et lui indique clairement ce qu’elle doit faire… et ce qu’elle peut arrêter de faire.
Le business plan personnel & la rémunération de dirigeante
“Avant, je me rémunérais quand c’était possible, aujourd’hui, je vise le salaire que je veux me payer et je me demande juste comment faire.”
Comme beaucoup, avant, Céline se payait ce qui était possible, et quand c’était possible.
Nous avons travaillé son rapport à l’argent et à sa rémunération, notamment en réalisant un exercice de « business plan personnel » que j’adore. Une autre particularité de Céline, c'est que les prévisions financières l'effrayaient : le fait de projeter, viser, potentiellemennt plus haut ...
"J'avais la quasi-certitude de ne pas avoir la capacité d'atteindre mes objectifs."
Aujourd’hui, Céline sait projeter des objectifs, elle ose viser une augmentation de son chiffre d'affaires.
Esait exactement combien elle veut gagner, quand elle le veut et pour faire quoi.
Et donc ces projections effrayantes et vectrices d'immobilisme sont devenues "juste des objectifs".
Ce n’est « plus qu’une question de plan ».
“Ça m’apporte énormément de sérénité.”
Relation à l’entreprise transformée
“Aujourd’hui, mon entreprise, c’est comme ma meilleure amie avec qui je me dispute tout le temps… mais avec qui j’ai trop envie de jouer !”
En coaching, on parle de relations humaines (management), de relation au temps (organisation), de relation à l’argent (projections, planifications). Et on parle aussi de la relation à l’entreprise !
Certains restaurateurs voient leur entreprise comme un champ de bataille, d’autres comme leur zone d’épanouissement personnel, et d’autres comme une machine à faire des sous.
Toutes les définitions sont possibles. L’important, c’est d’avoir une bonne entente avec sa société. Sinon, impossible de la soigner quand elle va mal, de prendre le temps de comprendre ou encore de la valoriser aux yeux des clients.
Avant, Céline voyait son entreprise comme un « grand cheval sauvage, interdit de monter dessus, trop grand pour moi ».
Aujourd’hui, c’est sa meilleure amie avec qui elle se chamaille autant qu’elle a envie de jouer.
En bref, elle re-kiffe son projet.
Et ce qui est important de souligner ici, c'est qu'aujourd'hui, Céline ne brade plus son travail. Quand elle propose des devis et vend des prestations traiteur, elle tient bon face aux négociations. Elle croit en la valeur de ce qu'elle propose.
Retrouver des forces et de la motivation pour préparer le congé maternité
En seulement 5 mois, Céline a réussi à :
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Réaligner ses projets sur des objectifs à court terme stratégiques et à long terme personnels
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Clarifier sa vision financière pour 2025 (congé maternité) et 2026 (la reprise !)
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Générer une trésorerie qui couvre les charges pendant la fermeture de Banh Banh et les coûts de reprise
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Trouver et intégrer un chef en intérim pour faire son relais opérationnel (big belly oblige)
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Continuer le développement du traiteur (plan de trésorerie oblige)
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Faire son plan de reprise après le congé maternité
Le choix de la fermeture de Banh Banh s’est fait en toute logique. Pour certaines restauratrices, on crée un plan de relais opérationnel avec embauche et structuration d’équipe pour gérer en leur absence.
Pour Céline, on a fait le choix pragmatique de fermer. C’était bien plus sécurisant pour elle, financièrement et plus cohérent pour l’expérience client.
“J’ai sauvé les meubles de mon entreprise, mon corps et mon état psychique.”
4. conclusion et résultats visibles
“Je ne suis plus la même. L’entreprise n’est plus la même. Ma vie personnelle n’est plus la même.”
En quelques mois, tout a changé pour Céline et pour Banh Banh.
Les changements sont, comme souvent, invisibles puisqu’ils se passent dans les coulisses ou à l’intérieur de Céline.
De mon point de vue, j’ai vu une restauratrice :
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Avoir le courage de répondre aux questions les plus difficiles
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Affirmer sa posture de manager dans une période houleuse
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Oser des ambitions qu’elle ne s’était jamais autorisées
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Apprendre de nouvelles choses (fatiguée, enceinte, en structuration !)
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Avoir la patience de réfléchir, de clarifier et de planifier
Aucune partie de ce travail n’a été facile. Plusieurs étapes relevaient presque du miracle (trouver un chef pour 1 mois déjà autonome … but she did it !!)
Et le résultat est admirable.
“Avant, j’étais en mode : si ça ne change pas, j’arrête. Aujourd’hui, j’ai un cap qui me donne envie de continuer.”
Céline ajoute : « Je me sens warrior. »
5. Le mot de laurine : céline n'a clairement pas fini de nous surprendre
Le changement chez Céline est tellement important et tellement visible que je ne peux pas m’empêcher de penser que “ce n’est pas terminé”.
Céline était venue avec une petite confiance en ses capacités, quelques angoisses et nœuds au cerveau.
Jusque-là, c’est comme tout le monde, moi y compris.
Mais aujourd’hui, quand nous discutons lors de son suivi, je ne vois plus cette personne qui doute.
Je vois une femme entrepreneure qui a encore parfois le réflexe de douter. Et quand elle le fait, elle se voit, elle se prend par la main, elle se donne les solutions (parce qu’elle les a) et elle reprend son chemin.
Je pense que tant qu’on a des envies dans la vie et des rêves, les challenges continueront de venir à nous.
Proportionnellement à nos ambitions, d’ailleurs.
Ainsi, la clé, à mes yeux, c’est l’autonomie, qui vient après la confiance dans sa capacité à apprendre et à changer.
Et je crois que c’est ce que Céline est venue chercher et qu’elle a retiré de cet accompagnement.
Bien sûr, ça s’est traduit par de multiples sessions à parler objectifs, outils, recrutement, management, plan d’action, plan de départ, plan de trésorerie, plan de reprise, plan marketing…
Mais entre les lignes, ce qu’il s’est passé, c’est que le temps entre le moment où Céline ressentait de l’anxiété face à un nouveau challenge et le moment où elle passait à l’action s’est drastiquement réduit.
Et je pense que c’est un des “hacks” de vie à débloquer dès que possible : la capacité à se remettre en action, se concentrer sur son envie, accepter les obligations. Et surtout, oser avoir des envies et des projets ambitieux.
J’ai adoré connaître et accompagner Céline.
On a aussi bien rigolé, car elle maîtrise le Banh Mi aussi bien que l’autodérision.
Elle n'était pas encore enceinte quand on a commencé, je l'ai vu évoluer et s'accrocher à son plan pendant toute la grossesse. Et on conclu lors d’une session pendant laquelle elle avait sa petite Ariane sur les genoux.
Un cycle de vie complet. À l’image d’une entrepreneure pleine de nuances et de facettes cachées.
Qui, j’en suis certaine, n’a pas fini de nous surprendre.
à toi, cher lecteur ou chère lectrice
Si, comme Céline, tu as la sensation de faire “le maximum”, mais que ça ne t’apporte pas les résultats que tu espères - financièrement, en réputation, en plaisir et en épanouissement au quotidien.
Et que tu ne sais pas quoi changer, dans quel ordre, ou que tu n’as pas de certitude.
C’est peut-être le moment de réserver ton diagnostic-flash.
La meilleure façon d’avoir une compréhension claire de ce qui peut manquer, être en trop ou tout simplement être mal calibré dans ton établissement ou tes établissements, ou ta façon de les gérer.
C’est non seulement normal, mais surtout propre à l’entrepreneuriat, d’avoir des angles morts.
Le but, c’est de reconnaître quand on est dedans ou bloqué par celui-ci, pour avancer vers une meilleure lecture de la situation et trouver la bonne solution.
Le diagnostic-flash commence toujours par un questionnaire d’introspection, qui fait déjà beaucoup de bien.
Et se termine par un rendez-vous en visio avec moi, pour le diagnostic.
Et il est, bien sûr, sans engagement pour toi comme pour moi.